Livres

Treize raisons – Jay Asher

Treize raisons
19/20

Synopsis

Clay Jensen reçoit sept cassettes enregistrées par Hannah Baker avant qu’elle ne se suicide. Elle y parle de treize personnes qui ont, de près ou de loin, influé sur son geste. Et Clay en fait partie. D’abord effrayé, Clay écoute la jeune fille en se promenant au son de sa voix dans la ville endormie. Puis il découvre une Hannah inattendue qui lui dit à l’oreille que la vie est dans les détails. Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer

Mon avis

N’y a-t-il rien qui vous choc dans ce synopsis ? Perso une phrase qui veut rien dire sur une quatrième de couverture ça fait mal ! A moins que je sois la seule à ne pas comprendre  : « Puis il découvre une Hannah inattendue qui lui dit à l’oreille que la vie est dans les détails« . Et la couverture de l’édition d’Albin Michel (2014) est beaucoup beaucoup plus belle.

Bref, c’était de rares bémols de ce livre. Plus sérieusement, trop sérieusement, ce livre m’a brûlé les doigts, fait mal au cœur, mal à la tête, mal aux yeux (bon je suis malade aussi mais quand même) pendant les 8 heures de ma lecture.  Une fois commencé, impossible de fermer ce livre. Je voulais savoir pourquoi, qui, comment, que c’était-il passé, ou non, qui conduit une jeune adolescente à un geste irréversible. Et pourquoi cette vendetta postmortem ?

J’ai cru comprendre que beaucoup n’avaient pas aimé Hannah, mais n’était-ce pas un des buts de l’auteur ? Par Clay de nous montrer le côté « égoïste » du suicide ? Mais par elle aussi, nous transmettre un témoignage sincère, cruelle, de ce qu’ELLE ressent, et pas de ce que les autres pensent « juste » de ressentir. Car sinon, quelles bonnes raisons trouver pour mettre fin à ces jours ? C’est trop subjectif. Mais j’ai trouvé le sujet bien maîtrisé, plus adapté à la culture américaine et avec pas mal de stéréotypes, mais qu’importe, le sujet c’est belle et bien le suicide.

Et quelle injustice pour Clay, ou pas. Suivre sa déambulation, son errance dès qu’il écoute la première cassette, son mal-être qui en découle, les souvenirs qui resurgissent, qu’il se réapproprie. Bien sur cela semble parfois trop parfait, mais un passage en particulier (celui où Clay discute avec Marcus devant chez Tyler) rappel la dure réalité, et pourquoi l’auteur à « choisit » le point de vue de Clay plutôt qu’un autre.

Je pourrais parler longtemps de ce livre, de cette histoire, des résonances qu’elle peut avoir ou pas en chacun. La fin, qui peut laisser perplexe, est pourtant la fin qu’il faut, car quelle autre fin imaginer ? Qu’attendons-nous en commençant ce livre ? Une happy ending ? D’être rassuré sur la vie ? Nous n’avons certes pas besoin d’une morale, pas après 316 pages de prise de conscience.

En conclusion, le suicide, les rumeurs, les adolescents, des sujets qui me semblent à présent éloignés dans le temps du haut de mes 26 ans, et pourtant, impossible de relâcher ce livre. Un gros coup de cœur ni larmoyant, ni moralisateur, et pourtant les effets sont là. J’ai adoré cette histoire autant que détester lire ce livre.

Tout le monde devrait pouvoir parler à quelqu’un de son mal-être, et chacun devrait être ouvert à écouter les douleurs des autres.
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